Depuis quelques jours, je suis à l’œuvre sur un nouveau mur du gymnase Thiers Benauge, un espace emblématique de la rive droite bordelaise. La fresque n’est encore qu’à mi-chemin, mais déjà, l’essentiel se met en place : la lumière.
C’est elle qui guide toute la composition, une lumière volontaire, presque narrative, pensée comme le socle du concept figuratif que je développe sur ce mur.
Au fil des heures, les rencontres se sont multipliées : habitants du quartier, sportifs, parents, jeunes curieux, passants attirés par les couleurs. Ces échanges spontanés font partie intégrante du projet. Ils donnent au lieu une respiration humaine et ancrent la fresque dans son environnement, au-delà du simple geste artistique.
Je poursuivrai la réalisation cette semaine afin de finaliser l’ensemble avant l’intervention de l’artiste Delphine Delas, qui prendra le relais sur une autre partie du mur. Une transition naturelle entre deux univers graphiques, deux écritures murales, au service d’un même espace partagé.
L’œuvre avance, la lumière s’installe — et l’histoire du mur continue de s’écrire, jour après jour, avec ceux qui vivent autour.



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